Après les témoignages de Djônikara TOUNKARA, de ses parents et de la psychologue, le quatrième épisode du *Procès du silence* ouvre une étape déterminante : celle de la plaidoirie de la partie civile et du réquisitoire du ministère public.
**Une avocate pour défendre une dignité bafouée**
Maître Djiguifa, avocate de la partie civile, décrit les conséquences des violences subies par sa cliente. Au-delà des coups et des injures, elle met en lumière l’isolement, les traumatismes psychologiques et la perte d’autonomie professionnelle d’une femme dont le mariage est devenu une source de souffrance.
Sa plaidoirie interroge particulièrement les pratiques sociales qui tendent à présenter la soumission et la souffrance comme des obligations conjugales.
**Un procureur qui refuse la banalisation**
Le représentant du ministère public refuse de réduire les faits à une simple dispute entre époux. Il rappelle les violences reconnues par l’accusé, les souffrances endurées par la victime et les conséquences dramatiques de cette situation sur sa santé psychologique.
Estimant que les faits doivent être sanctionnés, il requiert 24 mois d’emprisonnement, dont 12 mois ferme, ainsi qu’une amende de 500 000 FCFA.
**Quand l’art devient un instrument de sensibilisation**
À travers cette confrontation entre la défense des droits individuels et l’exigence de responsabilité pénale, l’épisode invite le public à réfléchir aux recours disponibles pour les victimes de violences conjugales.
Organisé par l’Association Jeuness’Art dans le cadre du projet KUMAN, ce procès slamé fictif s’inspire de témoignages réels pour sensibiliser les communautés aux violences basées sur le genre, promouvoir la dignité humaine et encourager la prise de parole.
Le spectacle rappelle un principe fondamental : le mariage doit être une union fondée sur le respect, et non un espace de domination ou de violence.
**KUMAN : Libérez-vous de ce silence qui détruit !**
